Gaël Davrinche

Plasticien en résidence

Gaël Davrinche et Sarah Jérôme ont l’idée géniale de « délocaliser » leur magnifique atelier de Montreuil à La Londe-les-Maures, sur le domaine de Figuière.

Leurs toiles grands formats, leurs châssis, leur matériel, leurs centaines de pinceaux, de tubes de peinture, vont venir remplacer le temps du Figuière-Festival les machines agricoles et autres tracteurs dans le grand « hangar vert » du domaine. Plus qu’un atelier, cela deviendra une véritable « installation » in situ, entre Work In Progress, exposition, spectacle (avec la participation de la chanteuse Ruppert Pumpkin en live pendant qu’ils peignent), …

Durant toute la durée de l’installation du Figuière-Festival  vous pouvez venir les voir peindre, performer, jeter leur peinture, se battre avec leurs toiles. Tous les soirs de spectacle bien sur à partir de 19h30, mais aussi pendant la durée de l’installation du festival à partir du 18 juillet, en journée. (se renseigner au caveau de dégustation en arrivant sur le domaine pour l’accès au « hangar vert »)

 

Gaël Davrinche a actuellement deux expositions personnelles : une à Singapour et une au Château de la Trémolière en France. C’est donc une grande chance pour le Figuière-festival que d’accueillir cet artiste prolifique et multi-exposé.

Diplômé de l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2000, professeur de dessin contemporain et de peinture aux Ateliers de Sèvres depuis 2007, il mène depuis lors une carrière artistique internationale, collaborant à des expositions aussi bien en Europe (France, Italie, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni, Suisse, etc.) qu’en Asie (Chine, Hong Kong, Singapour, Corée du Sud).

L’œuvre  de Gaël Davrinche, qui se décline sous la forme de peintures, dessins, sculptures ou encore estampes, réinvestit principalement les genres classiques du portrait et de la nature morte dans un dialogue plastique entre la tradition et la déconstruction complète de cette dernière. Ses premières peintures analysent et retranscrivent, sur des toiles de grands formats, l’acte essentiel et spontané que génère le dessin d’enfant. « Les Revisités », une série d’œuvres directement adaptées de celles des grands maîtres de l’histoire de l’art,  brosse une galerie de portraits de ses peintres référents, entre hommage et irrévérence.

Posant la question de la légitimité du portrait peint, à l’heure où la commande n’existe plus, Davrinche affine sa pensée au fil des ans, notamment avec les séries « Under the skin » ou « Kalashnikov ».

Habité alors d’une angoisse exacerbée par les menaces écologiques pesant sur notre planète, il peint également des rangées de fleurs sur des toiles monumentales qui, atteignant parfois les 6 mètres de longueur, accentuent l’impression de démesure face à la nature.